Développement durable et qualité environnementale

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Convictions personnelles.

Nous n’avons qu’une planète, et nous sommes tous des citoyens du monde.

L’activité des hommes est responsable de l’accélération du changement climatique et nous consommons des réserves non renouvelables.

Même si, pour faire « rentrer l’environnement » dans l’économie actuelle, il faudrait globalement changer le système ; chacun d’entre nous, dans son travail, dans ses modes de vie, dans ses achats, peut contribuer à lancer des amorces de changement.

Cette prise de conscience est personnelle. Elle est liée à notre propre sensibilité et en réaction aux informations de plus en plus précises sur la dégradation de notre environnement naturel.

La notion de développement durable est pour nous incontournable, nous en sommes profondément convaincus. Les objectifs qui s’en dégagent, comme en particulier la qualité environnementale, sociale et culturelle, orientent durablement nos réflexions et nos actes de concepteurs.

La démarche HQE®, à laquelle nous sommes techniquement formés au sein de l’équipe, représente un moyen de diminuer l’impact de la construction sur l’environnement.

 « Les bâtiments sont responsables de 19 % des émissions de gaz à effet de serre et de 25 % des émissions de CO2. Nous y consommons 42 % de l’énergie finale, dont deux tiers pour les logements. Le chauffage représente près des deux tiers de ces consommations d’énergie et la majeure partie des émissions de CO2. »

 

Positionnement professionnel.

Décliné pour chaque projet étudié, et depuis une dizaine d’année, nous expérimentons un grand nombre des cibles de la démarche HQE.

Grâce à plusieurs stages de formation, nous avons pris conscience de l’importance de la méthode SMO, qui est une façon d’introduire la culture de la qualité dans l’organisation du travail. Elle est un cadre, évolutif, qui nous permet de mettre en place un suivi « environnemental » des bâtiments que nous livrons. (Observation des consommations énergétiques annuelles – Liste et description des solutions mises en œuvre – Recherches sur les innovations – Constitution d’une bibliographie sur le sujet)

Le calcul du coût global est pour nous un argument rationnel très important. Il va devenir incontournable lorsqu’on lui adjoindra (dans moins de 10 ans) la taxe sur le CO2, et aussi le coût sanitaire (une autre urgence !). Bref, le coût de la construction, encore trop souvent ramené à une rentabilité sur le court terme, doit s’analyser sur le long, voire le très long terme.

Nous avons mis en place un dispositif d’évaluation de performance énergétique pour tous les bâtiments que nous concevons. Il s’appuie simplement sur la collecte des factures sur plusieurs années (Gaz, Electricité…), et rend compte de la consommation énergétique effective.

La recherche d’une nouvelle esthétique, liée à ces objectifs écologiques, est toujours le propre de notre travail de concepteurs. Nous avons conscience de l’importance de l’image (et plus particulièrement la notion de plaisir). Nous croyons beaucoup à ce que certains nomment « l’intelligence architecturale », c’est-à-dire le moyen d’intégrer à nos productions bâties la complexité de notre monde contemporain. Nous nous attachons donc à répondre à une multitude d’aspects (économiques, culturels, environnementaux et sociaux…), et étudions leurs interdépendances.

 

Quelques exemples de nos pistes de travail (expérimentées ou à l’état de recherche) même hors cadre HQE.

  • Apporter systématiquement une véritable réflexion contextuelle.
  • Isoler plus que ce qui est règlementaire, même si cela ne nous est pas imposé.
  • Se passer de la climatisation mécanique. Travailler sur le confort passif d’été (sur ventilation nocturne, protection des vitrages, orientations)
  • Proposer des constructions mixtes (bois-maçonnerie) qui, dans nos climats aquitains, apportent de bons résultats en terme d’inertie et de confort.
  • Privilégier la lumière naturelle, et les apports solaires passifs.
  • Recycler au maximum, en créant de la valeur ajoutée.
  • Penser à l’entretien et savoir comment vieillissent les matériaux.
  • Mettre en œuvre des matériaux issus de filières locales, et ainsi diminuer l’impact du transport.
  • Etc…

 

En conclusion.

La démarche HQE® définit un bâtiment écologique à travers un ensemble d’indicateurs et de techniques. C’est un outil qui doit nous permettre (nous= maîtres d’œuvres et d’ouvrages) une comparaison des performances énergétiques, de confort, d’intégration et de coût de maintenance. Ainsi on pourra atteindre une certaine lisibilité de notre production.

Cet outil n’est qu’un moyen d’y parvenir, et la certification n’est pas une fin en soi.

C’est aussi un pari sur une nouvelle manière de travailler ensemble, à travers des équipes pluridisciplinaires, et une manière plus transversale d’aborder les problématiques.

 

Il s’agit pour nous d’une évolution incontournable de notre travail de maître d’œuvre. La question environnementale s’inscrit maintenant dans une vision pragmatique et non plus seulement utopique.